Parole de Julien Roux, a.k.a. Sachacom

Parole de photographe, c’est un entretien privilégié avec un photographe professionnel au savoir-faire affirmé. L’occasion de découvrir le parcours, le quotidien et les réalisations d’un photographe inspirant.

Pour ce trente-deuxième Parole de Photographe, focus sur Julien Roux, photographe professionnel, graphiste et directeur artistique.

© Patrick Philippo

Son parcours

Bonjour Julien, ravi de t’accueillir pour ce trente-deuxième Parole de Photographe et nous parler de ton métier. Commençons par ta présentation d’usage !

Bonjour Pierre-Louis, je suis Julien Roux, j’exerce les métiers de  photographe auteur, graphiste et  directeur artistique, en profession libérale sous le nom de Sachacom (Sacha en  tant que rappel à mon 2ème prénom).

Je travaille dans un espace de coworking au  cœur de Tours où je peux recevoir mes clients, réaliser des séances en studio et  côtoyer des domaines et personnes divers et variés.

Court, simple, direct : parfait ! As-tu le temps de pratiquer des loisirs particuliers en parallèle de ces casquettes ?

Concernant mes loisirs, j’aime bien évidemment tout ce qui a trait à l’art (expositions, musées etc…) ; je pratique entre autres les sports de glisse dont la  voile, le funboard, le ski, snow et aussi plus ou moins régulièrement le yoga et la course. Je m’intéresse beaucoup au design en général, à l’architecture et la décoration. La photographie me permet de me déplacer souvent et aller à la rencontre de nouvelles personnes, découvrir des entreprises et des activités très variées.

J’adore passer dans des univers différents, un jour dans une cimenterie, le shooting suivant sur du corporate ou en studio et aussi à la création de publicité, identité visuelle et plaquette de communication.

Hé bien, cela doit te faire des journées bien chargées ! Allez, trêves de plaisanteries, entrons dans le vif du sujet : ta découverte de la photographie.

 J’ai grandi dans un milieu artistique où la photographie était très présente : mon père artiste photographe et documentaliste a créé avec Jean Dieuzaide la Galerie du Château d’Eau à Toulouse. J’ai été bercé très jeune par les photographies d’auteurs connus et moins connus.

Arrivé à Bordeaux à l’âge de 14 ans, je faisais beaucoup de photos avec un Mamiya 24×36, je développais les pellicules et réalisais mes tirages dans mon petit labo maison. Ces clichés contenaient des scènes de vies, des paysages, des photos de voyages, des portraits de mes amis… découpages, collages, surimpressions et expérimentations graphiques en tout genre. Je faisais aussi pas mal de graffitis sur les murs de Bordeaux, ce qui m’a valu d’ailleurs quelques soucis.

A cette époque je n’imaginais pas pouvoir devenir photographe un jour et en vivre.

J’en déduis que photographe n’est pas ton premier métier.

Effectivement ! Après quelques années d’études en École d’arts et de Design graphique et une première expérience en agence, j’ai développé mon activité de graphiste Freelance pour le compte d’agence de communication, de publicité, et de studio presse dans la région bordelaise.

En 2009, je suis parti m’installer en Nouvelle-Calédonie afin de vivre de nouvelles expériences et j’ai eu l’occasion de travailler avec des photographes en tant que directeur artistique pour des campagnes de pub notamment et aussi pour le tourisme. Mon statut de freelance me permettait de travailler pour différentes agences et ces 5 années passées à Nouméa m’ont permis de réaliser de beaux projets riches et variés, et à l’image de ce magnifique pays.

De retour en Métropole, j’ai eu l’envie de revenir à mon premier amour : la photographie. Un de mes clients agence m’a permis de mettre le pied à l’étrier en réalisant mes premiers reportages, ce qui m’a poussé à professionnaliser ma pratique. Une formation à l’Ecole des Gobelins plus tard, je partage mon temps entre des projets de communication visuelles et des commandes de photographies, reportages d’entreprise, portraits, architecture, et packshot produits.

Son style

Avec des expériences aussi variées, comment as-tu développé ton style de photographe ?

Je ne me pose pas trop la question de mon style, j’adapte mon travail au sujet photographié et à la demande du client. En tant que créatif je n’aime pas les images, « clichés » ou trop posées, j’ai d’ailleurs écrit sur mon site « Sachacom soigne tous vos clichés » ! J’aime quand les photographies racontent des histoires.

En shooting je cherche « ce petit plus » qui rendra l’image intéressante. Cela passe parfois par le jeu avec le modèle, le cadrage, la lumière ou l’objet photographié. Il y a toujours ces moments volatiles et incertains que seule la photographie peut capter ; parfois cet instant doit se provoquer, et parfois il n’arrive pas et autre chose se passe…

J’aime la simplicité, la sobriété et l’équilibre d’une image et si elle peut surprendre, questionner ou amuser c’est encore mieux. Mais la plupart du temps je veux être sûr de pouvoir dire à mon client : « cette photo fonctionne bien » !

Ses anecdotes

Passons à tes anecdotes ! Chaque projet a ses propres spécificités, comme tu l’as dit : aurais-tu une anecdote marquante à nous partager ?

J’ai eu récemment la chance de photographier une artiste peintre, Ode Bertrand, âgée de 90 ans ; la séance s’est déroulée dans son appartement-atelier à Paris dans lequel j’ai réalisé des images en noir et blanc pendant qu’elle me présentait son travail avec beaucoup d’enthousiasme et de vitalité.

Je suis sorti de cette rencontre en me disant, « j’ai passé un super moment mais j’ai complètement raté mes photos » et en revenant au studio, j’ai découvert de sublimes portraits ; je n’étais pas passé à côté de ce moment et j’étais soulagé et ravi ! Cela m’arrive souvent, je doute beaucoup mais je me soigne !

Une très belle histoire que tu nous partages là ! Dans la même logique, aurais-tu une image particulièrement marquante à présenter ici ?

Celle-ci je ne pense pas l’avoir encore faite ahah, mais pendant le confinement j’ai eu l’occasion de réaliser une série de portraits de commerçants commandée par la CCI afin de réaliser une campagne d’affichage pour soutenir le commerce local.

L’idée de les photographier dehors devant leur porte s’est imposée naturellement, je trouvais que la posture collait bien avec l’objectif de la campagne. J’étais assez fière de voir mes photos sur tous les panneaux de la ville, et même si j’avais l’habitude de cela ayant déjà réalisé de nombreuses campagnes, celle-ci était particulière, puisque c’était ma première en tant que photographe pro.

Ses projets

Nous arrivons déjà à la fin de ce trente-deuxième « Parole de Photographe ». L’occasion de nous parler de tes projets dans les mois à venir !

Dans les mois à venir, je vais continuer à répondre aux demandes de reportage et portraits corporate. J’oriente également mon travail vers la photographie d’architecture et de décoration intérieure suite à des demandes de décorateurs entre autres, mais aussi dans le domaine du packshots produit.

J’ai aussi l’objectif de continuer à me former à l’École des Gobelins notamment pour la mise en lumière et la retouche.

Un dernier mot ?

Je vous remercie pour le travail réalisé sur votre site, et j’espère que Label Photographie deviendra une référence pour tous les clients qui souhaitent travailler dans le respect du métier et de la photographie.

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