Parole de Maxime Grelet, photographe pro immo

Parole de photographe, c’est un entretien privilégié avec un photographe professionnel au savoir-faire affirmé. L’occasion de découvrir le parcours, le quotidien et les réalisations d’un photographe inspirant.

Pour souffler les bougies de ce trentième Parole de Photographe, nous avons demandé à Maxime Grelet, alias Telerg Production, de nous parler de son activité de photographe immobilier tout juste installé dans le milieu.

Son parcours

Bonjour Maxime, je suis ravi de t’accueillir pour ce trentième Parole de Photographe. Un sacré cap de passé ! Installe-toi bien, c’est parti pour ta présentation de rigueur !

Bonjour Pierre-Louis, je m’appelle Maxime Grelet, j’ai 32 ans et j’habite à Soissons dans l’Aisne, à environ 100km au Nord-Est de Paris.

Je suis photographe spécialisé dans l’immobilier, j’accompagne principalement les agences immobilières pour développer leurs ventes, mais souhaite m’ouvrir rapidement à d’autres domaines comme la photographie d’intérieur, d’architecture voire même la photo de produits à moyen terme.

Et niveau hobbies, la photo te laisse-t-elle le temps de pratiquer d’autres activités ?

Je suis un touche à tout ! J’aime savoir comment les choses fonctionnent et apprendre chaque jour un peu plus. Je me passionne pour des activités comme l’aquariophilie ou l’aéromodélisme, mais j’ai tendance à vite me lasser pour découvrir de nouveaux hobbies tous les six mois !

Cette curiosité est-elle à la base de ta découverte de la photographie, et, par conséquent, de ta professionnalisation actuelle ?

Je me souviens, il y a une bonne dizaine d’années, d’un anniversaire à Senlis. Mon cousin avait un 5D mark II, j’ai pris le boitier dans mes mains et me suis dit : «Y’a trop de boutons ! Je n’y comprends rien mais un jour, je saurai comment ça fonctionne ».

Quelques années plus tard, j’ai acheté un Canon 7D mark II, mais exclusivement pour de la création de contenus vidéos. Je l’ai revendu au bout d’un an ou deux sans jamais avoir tourné la molette sur le mode photo ! À cette époque, j’étais focus sur la vidéo.

J’ai commencé sérieusement la photographie il y a deux ans à peu près. J’ai été négociateur immobilier durant quatre ans, puis agent immobilier indépendant pendant trois ans, j’avais besoin de mettre en valeur mes biens pour les vendre rapidement. J’ai donc acheté mon « premier » appareil photo, un Canon 250d, puis me suis lancé dans  des centaines d’heures de tutos sur Internet pour apprendre…

Professionnellement je suis un bébé ! J’ai plaqué mon métier d’agent immobilier début 2021 pour devenir photographe professionnel !

Ah oui ! Bienvenue dans la famille alors ! Tes photos montrent déjà un travail d’apprentissage et de maîtrise de la photographie immobilière, on sent que tu t’es investi pour fournir un travail de qualité à tes clients. Donc résumons : tu es issu du secteur immobilier, du coup ta formation initiale est assez éloignée de la photo ?

Rien en rapport avec la photo ! Lycée général jusqu’en 1ère Littéraire puis BAC PRO commerce avant d’arriver dans l’immobilier par hasard.

La crise du COVID a remis pas mal de choses en question… Je prenais énormément de plaisir à prendre en photos mes biens et de moins en moins à les faire visiter… À un moment, j’ai senti qu’il était temps de prendre le virage pour faire ce que j’aime tous les jours 🙂 .

Son style

Ton expérience dans la vente immobilière a dû aiguiser ton regard de photographe. Comment définirais-tu ton style et ton approche de la photographie immobilière ?

Mon objectif, c’est de faire comprendre aux professionnels de l’immobilier l’importance de la photographie pour générer davantage de chiffre d’affaire, tout en proposant le meilleur rapport qualité-prix. J’ai l’avantage de connaître le métier de mes clients sur le bout des doigts…

Je me refuse à la photographie HDR qui foisonne sur le marché ( j’ai essayé comme tout le monde dans un premier temps ), le résultat est dans 80% des cas décevant en immobilier.

J’assemble donc manuellement mes photos et j’utilise également des lumières artificielles pour corriger les problèmes de colorimétrie.

Si je devais résumer, j’essaie de me positionner entre le low cost et le high end pour une clientèle prête à payer un peu plus, une clientèle qui mise sur la qualité plutôt que la quantité tout en gardant le mot rentabilité en tête.

Ses anecdotes

Du haut de tes premiers mois de carrière, une anecdote marquante te vient-elle en tête ?

Il est récent ! Il y a quelques semaines, on m’a confié la réalisation de trois prises de vues d’architecture destinées au hall d’accueil d’un établissement. Un projet sous forme de triptyque N&B composé de trois tirages en 80 x 120 cm ! Cette demande m’a été faite suite à un RDV de prospection pour de la  photographie immobilière…

Je remercie encore mon client pour m’avoir fait confiance sur ce projet  bien éloigné de ma zone de confort ! Une expérience enrichissante qui m’a permis d’apprendre et évoluer, tant sur le plan humain que technique

Excellent ! Comme quoi les opportunités peuvent survenir n’importe quand et il est important de rester pro en toute occasion ! On poursuit avec la photo la plus marquante de ta carrière.

Carrière me semble être un bien grand mot pour le moment ! Cette photo du vase de Soissons reste un sacré souvenir ! J’ai pesté comme pas possible car cette fontaine est située sur un très petit rond point, au départ prévu pour une voie de circulation mais les voitures l’empruntent sur deux voies…

Je voulais que le soleil frappe la fontaine, je devais donc shooter entre 17h et 18h, aux heures de sortie de bureaux… Au milieu du rond point, les voitures me frôlaient à quelques centimètres sans la moindre gêne… Quelque part je peux comprendre car vu de l’extérieur, on a toujours l’impression que la photo, c’est un plaisir et non un travail, alors certains devaient se dire que je n’avais rien à faire là ! 

À cela s’est ajoutée la difficulté de la prise de vue en contre plongée car mon Sony a7III ne dispose pas d’un écran inclinable ( j’ai dû me coucher au sol en évitant de me faire rouler sur les jambes ! ), le soleil qui tapait dans l’écran… Les gouttes d’eau de la  fontaine qui tombaient sur l’objectif… Bref, je n’ai jamais été aussi stressé pour une photo, mais suis assez fier du résultat.

Ses projets

Nous arrivons déjà à la fin de ce trentième « Parole de Photographe ». L’occasion de nous parler de tes projets dans les mois à venir !

Continuer de développer mon activité, en gardant à l’esprit mes deux axes de développement : la partie photographie immobilière car j’aime participer au succès de mes clients et ce business model m’apporte une certaine récurrence, et des projets plus ambitieux d’intérieurs et d’architecture, pour évoluer et peaufiner mon style.

Un dernier mot ?

Un grand merci à Label Photographie pour cet entretien, et félicitations pour votre démarche.

La photographie reste un milieu accessible à tous, il est donc difficile pour un client de faire la part des choses sur Internet. Label Photographie représente un gage de sérieux pour quiconque souhaite trouver un photographe professionnel, tant sur le plan administratif de part la vérification de nos éléments (Siret, assurances…) que les compétences des membres par la sélection à l’entrée.

C’est une excellente chose, cela redonne de la noblesse à notre beau métier.

Où trouver Maxime Grelet ?

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