Parole de Valérie Ruperti, photographe professionnelle passionnée

Parole de photographe, c’est un entretien privilégié avec un photographe professionnel au savoir-faire affirmé. L’occasion de découvrir le parcours, le quotidien et les réalisations d’un photographe inspirant.

Pour ce vingt-et-unième Parole de Photographe, nous nous entretenons avec Valérie Ruperti, à la découverte de son parcours de photographe professionnelle.

Son parcours

Bonjour Valérie, bienvenue dans ce vingt-et-unième Parole de Photographe. Commençons par ta présentation !

Bonjour Pierre-Louis, merci de m’accueillir !  Je suis Valérie Ruperti, j’habite à Belgentier, dans le Sud de la France, un petit coin de campagne où il fait toujours soleil, avec les cigales en été. Je suis à une vingtaine de kilomètres de Toulon pour mieux me situer.

Je suis photographe autoentrepreneur, assez généraliste puisque je fais de la photo immobilière, reportage in situ d’artisan, mais mon axe principal est la photo familiale : toutes les festivités importantes (mariage, baptême, anniversaire…), mais aussi les grossesses, les bébés et des photos juste pour le plaisir d’avoir un souvenir, passé dans un moment de partage et de convivialité, que ce soit en famille ou entre amis.

J’exerce essentiellement en extérieur, et suis axée sur la photo spontanée, naturelle et vivante !

C’est un beau programme ! Au-delà de la photographie, trouves-tu le temps de pratiquer d’autres activités ?

Au-delà de la photo, mes centres d’intérêt se tournent vers la photo de nature, de paysage, la macrophotographie d’insectes, de fleurs – Ah zut, c’est encore de la photo !  A part ça, les sports physiques en plein air.

Je fais du trail, avec quelques courses au programme (je collectionne les tee-shirts et les photos de paysage à défaut des coupes), de la randonnée… du vélo… Bref, tout ce qui se passe en extérieur, qui me permet de bouger et de partager des moments avec d’autres fous comme moi… parce qu’il faut être un peu fou pour aller courir pendant des heures, quel que soit le temps, de jour ou de nuit, juste pour le plaisir de « se tirer sur la couenne », de se mettre plein de gadoue.

Mais quels paysages quand on arrive au sommet, c’est calme, relaxant, ça fait du bien et puis, quel plaisir de galoper comme une chèvre pour redescendre !

Revenons à la photo : comment es-tu rentrée dans la photographie, et comment es-tu arrivée à te professionnaliser ?

J’ai commencé la photographie en Angleterre, alors que j’étais au pair, j’avais 18 ans, et j’avais acheté un petit appareil compact. J’ai rempli des albums entiers ! Je distribuais des journaux en porte à porte pour arrondir les fins de mois, je mettais des heures à faire ma tournée car je prenais les petites fleurs des jardins en photos (les Anglais adorent leur carré de jardin). On me disait souvent que je faisais des jolies photos, mais ce n’était que des paroles gentilles pour moi.

Toutefois, l’élément déclencheur pour tenter l’aventure professionnelle à été une phrase d’une amie : je revenais d’un voyage et lui montrait mes photos, et là elle m’a dit : « tu devrais faire des cartes postales ». Ça à commencer à me trotter dans la tête. J’ai contacté un éditeur de cartes postales, qui a confirmé mon choix et m’a prise à l’essai.

Une fois entrée dans la photographie, quel parcours as-tu suivi ?

La suite logique a été de commencer à faire des photos pour cet éditeur, qui m’a gardé et m’a donné beaucoup de conseils. Un mois après avoir commencé pour lui, j’ai reçu un courrier au travail proposant aux passionnés de photos de faire du mariage. Soyons fous, pourquoi pas ? Nous étions une centaine, ils en prenaient 17. J’ai été sélectionnée, formée pour leurs besoins spécifiques et j’ai fait cela pendant 3 ans environ.

Ensuite, les deux entreprises ont fermé, j’ai arrêté la photo (j’étais salariée dans l’accueil et le secrétariat à côté de ça). Puis lorsque j’ai eu mes enfants, l’idée de reprendre mes horaires de fou au travail me rendait malade. Je voulais voir mes enfants grandir. C’était en 2009 et le début de l’autoentreprise. J’ai pris le coche, j’ai suivi une vraie formation de photographe par correspondance avec Lignes et Formations à Paris et j’ai franchi le pas.

Depuis, je suis des formations régulièrement avec l’Atelier de Charles, Empara, mais aussi avec Claude Fougeirol et bien d’autres.

Son style

A travers ton parcours, comment as-tu développé ton style photographique ?

En photographiant la vie, la joie, l’émotion. En toute simplicité, spontanéité et convivialité. Ce que j’aime par-dessus tout, c’est capter et faire ressortir la personnalité des gens. Qu’ils se reconnaissent sur les photos. Rien n’est posé, rien n’est « académiquement correct », mais j’espère que mes photos ont une sincérité et font ressortir le meilleur de chacun.

Je ne me qualifie pas d’artiste, je suis loin d’être la meilleure, mais je prends le temps qu’il faut pour me mettre en osmose avec mes clients, ressentir l’ambiance et les personnalités, les mettre à l’aise. Et franchement, c’est un vrai bonheur !

Ses anecdotes

Quel est ton meilleur souvenir associé à ton activité ?

Ça c’est une question difficile… J’ai beaucoup de souvenirs fabuleux. Des anecdotes, des fou-rires. Lorsque l’on passe du temps avec ces clients, il se tisse des liens, certains sont devenus des amis d’ailleurs. C’est un métier passion d’une grande richesse. Une de mes « cobayes » en photo de grossesse est devenue une de mes meilleures amies.

S’il fallait extraire un souvenir de tout ça, je vais parler d’une anecdote marrante où j’ai mal estimé l’emplacement de l’arrivée d’une vague qui était supposée arroser mes clientes, deux amies de longue date qui ont voulu faire une séance toutes les deux. Et c’est moi qui ai pris la vague… Quel fou-rire nous avons eu ! Je vous rassure, j’ai sauvé l’appareil !

Dans la même logique, as-tu alors une photo particulièrement marquante de ta carrière à nous partager ?

De ma carrière ? Joker ! Je dirai celle de ce bébé, qui n’est pas nécessairement la plus réussie techniquement mais surtout celle qui m’a permis de trouver la clé qui me manquait pour les photos de bébés, pour lesquelles j’ai eu beaucoup de mal à trouver mon identité. Ils sont tout petits, fragiles, les photos se font essentiellement au domicile des parents en ce qui me concerne puisque je n’ai pas de studio, et n’en veut pas. C’est un choix délibéré, mon studio de prédilection étant l’extérieur ! Comme je dis toujours, j’ai le plus grand studio du monde, et le plus varié !

Pour en revenir à la photo de cette jolie frimousse, la clé était de faire rentrer la nature à l’intérieur, puisque selon la saison, on ne peut pas sortir ! Et je me sens beaucoup plus légitime dans ce domaine qui me tirait souci. J’ai encore beaucoup de progrès à faire, mais je sais que je suis sur la bonne voie, ce style me correspond, j’en ressent un grand soulagement !

Ses projets

Nous arrivons déjà à la fin de ce vingt-et-unième « Parole de Photographe ». L’occasion de nous parler de tes projets dans les mois à venir !

Pour les mois à venir, vu le contexte, mettre en place déjà mes photos de nature et paysage (mon dada comme je l’ai dit plus tôt) en vente sur une plateforme que vous avez présenté récemment et qui m’a l’air intéressante (Revelles de Négatif+, NDLR).

Également, mettre à jour mon site, créer une rubrique « baby shower », et essayer d’améliorer l’interface générale pour qu’elle soit plus claire et lisible.

Et me former ! J’ai un abonnement Empara que je ne prends pas le temps d’exploiter suffisamment, cet hiver il faut que je mette les bouchées doubles, il y a tellement de sujets qui m’intéressent. La première sera la macrophotographie animale, je trouve ça extraordinaire. J’en ai fait un peu pendant le premier confinement, je me suis régalée !

Un dernier mot ?

Déjà, merci à vous de m’avoir donné la parole et du réel intérêt que vous portez à votre plateforme et à notre profession, j’attends l’évolution de votre « bébé » et les retombées avec impatience !

Et pour le petit mot de la fin, je dirais : faites ce que vous aimez faire… les choses se font naturellement quand c’est le moment, et si elles ne se font pas, c’est que ce n’était pas pour nous. Il faut croire en soi, s’écouter (j’entends par là notre ressenti intérieur par rapport à un domaine ou un autre, le fait-t-on de gaieté de cœur ou est-ce une contrainte, une angoisse), analyser… Cette année a été propice à la réflexion, et une pause est essentielle parfois pour mieux rebondir, dans une meilleure direction. Il y a ce que l’on nous enseigne, et ce qui nous correspond, c’est parfois très différent, personnellement j’ai mis du temps à le comprendre !

Encore merci à vous pour le temps que vous m’avez consacré et bonne journée !

Où trouver Valérie Ruperti ?

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